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Journée de la Miséricorde

Vendredi dernier, chacun a été invité à s’approcher au plus près de la miséricorde du Seigneur ...

Le 8 décembre dernier, le pape François a ouvert l’année sainte extraordinaire de la Miséricorde. Si le mot était jusque-là peu ou mal connu, depuis l’enseignement du père Marc-Olivier à chaque niveau scolaire de la maternelle à la troisième au début de la semaine dernière, il fait désormais partie du vocabulaire de nos élèves ! On le relie à l’amour et au pardon ; on l’associe à ce père de la parabole guettant le retour de son fils perdu qui était mort ; le prenant sur son cœur tant il était heureux de le voir revenir à la vie ; et invitant la maisonnée tout entière à se réjouir avec lui[1]. On a compris que la miséricorde est proposée et donnée à qui veut la recevoir ; et que, reçue en vérité, elle rend capable à son tour d’actes concrets dans le seul but de rendre l’autre heureux.

Vendredi dernier, chacun a été invité à s’approcher au plus près de la miséricorde du Seigneur en rencontrant un des dix-sept prêtres venus spécifiquement à l’église Saint-Lubin (une, deux ou trois heures selon sa disponibilité) pour donner aux baptisés le pardon et réconforter les non baptisés qui avaient désiré venir déposer leur fardeau au pied de Jésus.

Les adorateurs de la paroisse ont, par leur présence et leur prière permanente, soutenu les quelques quatre cents enfants et jeunes qui se sont déplacés à l’église. Ils peuvent, comme beaucoup de catéchistes de l’Institution très investies dans l’accueil des différents groupes à Saint-Lubin entre 8h30 et 16h30, témoigner de la beauté des gestes posés, de la profondeur des prières d’action de grâce silencieuses devant le Saint Sacrement, des libérations vécues. Un vrai temps de grâce !

 

 

Les élèves qui ne souhaitaient pas se déplacer à l’église ont pu, grâce à plusieurs professeurs, réfléchir autour de la question : « Faut-il pardonner ? ». Après avoir entendu la belle histoire des foulards blancs du père Guy GILBERT,  une psychologue leur a présenté la nécessité vitale de demander pardon et de pardonner pour avancer et construire sa vie.  

L’ « arbre du pardon » rassemble aujourd’hui tous les rubans blancs de nos enfants et de nos jeunes ; ils sont signes de la démarche vécue et de ce désir profond de « bien vivre ensemble » et d’ « oser la parole en confiance »[2]. Placé pour le moment à l’entrée de l’établissement, il accompagnera le bol de riz de Vendredi-Saint 25 mars.

Rappelons-nous que, pour les chrétiens, la miséricorde est bien plus qu’un concept. Elle a pris corps. Le pape François l’affirme : « Jésus Christ est le visage de la miséricorde du Père. »[3] Toute sa vie en témoigne mais particulièrement son supplice et sa mort. Comme l’avait annoncé le prophète Isaïe (53, 5) : « c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. » Marie (la mère de Jésus) et Jean (le disciple), restés seuls au pied de la croix, ont entendu la prière de Jésus : « Père, pardonne-leur. Ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 34). Ainsi l’Ecriture s’est accomplie ! Ainsi, chaque année, nous faisons mémoire des derniers moments de la vie de Jésus ! Avec tous les collégiens, catéchistes, professeurs et personnels volontaires, nous méditerons donc ensemble le Chemin de croix à 15h35.

En attendant de laisser éclater la joie de la Résurrection, victoire de l’Amour sur le mal, de la vie sur la mort, demandons avec confiance à Marie, Mère de Miséricorde, de nous accompagner dans notre montée vers Pâques.

Françoise Arthur

 

[1] Luc 15, 11-32

[2] Thème d’année de l’Institution

[3] Papa François, Le visage de la miséricorde n°1, 2015